fbpx
Journaleco
Journaleco.

La faiblesse du paiement mobile s’explique par le manque de sensibilisation de la population cible

Illustration carte bancaire et appli Insurly

Selon les chiffres de la Banque centrale, le nombre de comptes de paiement s’est multiplié par cinq à plus de 2,6 millions de comptes en 2020. Les établissements de paiement ont réussi à recruter autant de clients. Toutefois, l’utilisation de leurs comptes reste dominée à hauteur de 91% par des opérations de versements et/ou retraits d’espèces.

Les opérations d’exécution de paiement via mobile représentent 5% des transactions effectuées, contre 4% pour les opérations réalisées via d’autres moyens de paiement. Un pourcentage qui demeure en deçà des attentes, étant donné que 30.202 comptes ont été ouverts par les commerçants acceptants et les agents détaillants en 2020, contre 11.236 ouvertures une année auparavant, contribuant à un meilleur maillage territorial de cette catégorie.

Qu’est-ce qui explique cette faiblesse de la part du paiement mobile dans ces transactions ? Contacté par la MAP, Zouheir Lakhdissi, CEO de Dial Technologies, l’a attribuée à un manque de sensibilisation de la population cible.

L’écosystème a marqué un progrès significatif en termes de cadre réglementaire et de nombre d’opérateurs, a-t-il rappelé, soulignant l’importance de sensibiliser davantage les professionnels y compris ceux opérant dans l’informel, un segment toujours réticent au paiement mobile.

Pour booster les transactions des comptes de paiement, l’expert a préconisé plus de mesures incitatives lors de l’ouverture de ces comptes, ainsi que leur utilisation sur une échelle plus large, tel que l’acheminement des aides sociales.

Limiter la circulation du cash et promouvoir des modèles alternatifs fiables tels que le paiement mobile font partie des piliers de la stratégie d’inclusion financière au Maroc, visant un accès équitable à des services financiers formels, pour favoriser l’inclusion économique et sociale des citoyens.

La mise en place d’un cadre réglementaire solide combiné à un savoir-faire non négligeable des établissements de paiement est certes la recette gagnante, à l’origine de ces recrutements de masse et la vulgarisation des comptes de paiement. Ce type de produits financiers, facile d’accès et riche de fonctionnalités, recèle un énorme potentiel en termes d’inclusion financière qui constitue un défi de taille de nos jours.

En parallèle avec la conquête commerciale et l’élargissement de la base client, une sensibilisation s’impose pour promouvoir des transactions en paiement mobile, à même de réduire la circulation du cash et les activités informelles.

A fin 2020, l’écosystème bancaire comptait un total de 20 établissements de paiement, contribuant à un meilleur accès des Marocains aux services financiers et assurant un cadre propice au développement du paiement mobile, un de services phares disponibles à travers les comptes de paiement. En effet, ces comptes donnent la possibilité à leurs détenteurs d’avoir un «M-wallet», permettant d’effectuer plusieurs opérations de paiement de façon instantanée, sécurisée et interopérable.

 

vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.