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Nécessité d’une inclusion des jeunes pour améliorer les systèmes alimentaires 

Pour éradiquer la pauvreté tout en assurant un développement durable, il faut une inclusion et une participation active de la jeunesse. Il est plus que jamais impératif de promouvoir le développement des jeunes, en tirant parti de leurs forces vives pour apporter des changements positifs, indique-t-on dans un article paru récemment sur le site de la Banque mondiale.

Pour transformer les systèmes alimentaires au profit de la santé humaine et de notre planète, il faut favoriser l’inclusion des jeunes dans les discussions au niveau local, national et mondial. Il est ainsi important de faire entendre la voix des jeunes acteurs des systèmes alimentaires pour s’appuyer sur leur expérience, leurs connaissances et leurs initiatives, souligne Mamitiana Naharifelantsoa, l’auteur de l’article intitulé « Oui à l’innovation et l’engagement des jeunes pour améliorer les systèmes alimentaires »

Concrètement, il faut accueillir leurs points de vue innovants « dans les discussions de haut niveau, aux côtés des décideurs et dirigeants des pays, au niveau des institutions publiques, etc. ». Il faut également « les associer aux prises de décisions et au processus d’élaboration des politiques de développement, en prenant en compte leurs propositions et en mettant en place un système de suivi des résolutions prises.

Selon Mamitiana Naharifelantsoa, un système alimentaire durable reste un défi en ces temps de pandémie et de croissance démographique alarmante. Les enjeux sont de taille pour fournir aux populations et notamment aux jeunes une alimentation saine, nutritive, abordable et en quantité suffisante sans porter atteinte à la planète ni compromettre la sécurité alimentaire des générations à venir. »

La pandémie a eu un impact sans équivoque sur les jeunes : instabilité dans leurs études pour certains, perte d’emplois pour d’autres, dans le sillage des chocs et bouleversements que la pandémie a apportés. Ils se sentent désorientés et incertains sur ce que l’avenir leur réserve. Aujourd’hui plus que jamais, il est indispensable de les écouter pour apporter des solutions adéquates aux questions prioritaires en vue de renforcer leur résilience. Des jeunes – animés par leurs passions, leurs convictions et leurs valeurs – s’engagent activement pour le changement, à travers des organisations de bénévoles ou la création d’entreprises. Une jeunesse qui innove dans sa manière de penser et d’agir est source d’inspiration », souligne-t-elle.

Et de citer deux exemples. Le premier est la start-up de l’année 2019 à Madagascar Ny Manjary. «L’entreprise produit des aliments qui aident à renforcer naturellement le système immunitaire : des fruits et légumes séchés, des soupes déshydratées, du miel mélangé avec des super aliments. Outre l’innovation dans ses produits, l’entreprise contribue à l’atteinte de l’Agenda 2030 à travers des actions de sensibilisation à une vision à long terme. À la fois sur ses plateformes (consommation et production responsable), pour l’amélioration du secteur de l’éducation (en reversant une part de ses recettes à la construction d’un lycée dans une zone enclavée et à une association d’aide aux élèves en situation précaire), pour la conservation des forêts, la création d’emplois au profit des agriculteurs et apiculteurs locaux, ou encore la promotion de pratiques durables. »

Le second exemple est Food Wise Madagascar, qui « lutte contre le gaspillage et l’insécurité alimentaire en offrant aux entreprises une gestion efficace de leurs surplus et aux plus vulnérables une nourriture de qualité. Le concept est simple mais innovant, l’entreprise collecte les restes alimentaires des hôtels et restaurants ainsi que les produits approchant de leur date de péremption dans les supermarchés ou chez des fournisseurs, puis les redistribue à des centres et à des enfants vulnérables, grâce à une chaîne de valeur zéro coût et zéro CO2. »

L’engagement individuel, ajoute Naharifelantsoa, pourrait aussi faire la différence. nos choix alimentaires déterminent notre santé et celle de notre planète.  Consommer local, bio et de saison est une démarche qui soutient l’emploi local, notamment celui de nombreux jeunes, et qui bénéficie également à notre santé et à l’environnement, grâce à des trajets plus courts pour le transport des aliments, générant donc moins de pollutions et de consommation d’énergie, avec sur nos tables plus de fraîcheur et de nutriments.

« Croire en la jeunesse, c’est se donner l’opportunité d’avancer. Les jeunes ne pourraient à eux seuls tout faire. C’est pourquoi, nous sollicitons la collaboration et le partenariat de tous les acteurs (gouvernements, administrations publiques, entreprises privées, organisations de la société civile, citoyens). Il nous reste moins de dix ans pour réaliser les Objectifs de développement durable et c’est en rassemblant nos forces que nous pouvons agir de manière inclusive, efficace et rapide », demande l’auteur, avant de conclure : « En cette Journée internationale de la jeunesse et au-delà, encourageons le dynamisme et l’enthousiasme sans limite des jeunes, célébrons leurs efforts et leurs engagements et appuyons-les face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés quotidiennement».

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