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Banque mondiale : Les transferts d’argent des migrants solides en 2020, avec un fléchissement plus faible qu’anticipé

Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les transferts d’argent des migrants sont restés solides en 2020, avec un fléchissement plus faible qu’anticipé. En effet, les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 540 milliards de dollars en 2020, soit à peine 1,6% de moins qu’en 2019, quand ils étaient ressortis à 548 milliards de dollars.

Par ailleurs, le fléchissement est nettement moins brutal que pour les investissements directs étrangers (IDE) vers les pays à revenu faible et intermédiaire qui, compte non tenu de la Chine, ont chuté de plus de 30% en 2020. Dès lors, les remises migratoires vers ces pays ont dépassé l’année dernière le total des flux d’IDE (259 milliards de dollars) et d’aide publique au développement (179 milliards).

Cette constance des envois de fonds des migrants serait due aux mesures de soutien budgétaire dans les pays d’accueil, qui ont contribué à une conjoncture économique plus favorable qu’attendu, la généralisation des transactions par voie numérique plutôt qu’en liquide et le recours accru aux canaux formels, ainsi que par les fluctuations cycliques des prix du pétrole et des taux de change. Le volume réel des transferts, formels et informels, est probablement supérieur aux données officielles, même si l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les flux informels est difficile à apprécier.

«Alors que la Covid-19 exerce toujours un effet dévastateur sur les familles du monde entier, les remises migratoires confirment leur rôle de planche de salut pour les populations pauvres et vulnérables, souligne Michal Rutkowski, directeur mondial du pôle Protection sociale et emploi de la Banque mondiale.

A noter que la Banque mondiale aide ses États membres à suivre l’évolution des flux d’envois de fonds à travers différents canaux, des coûts et des éventuels obstacles au transfert d’argent, tout en analysant l’impact des réglementations visant à protéger l’intégrité financière. Elle collabore avec les pays du G20 et la communauté internationale en vue de réduire les coûts des transferts et d’améliorer l’inclusion financière des pauvres.

Dans la lignée du rebond attendu de la croissance mondiale en 2021 et 2022, les remises migratoires vers les pays à revenu faible et intermédiaire devraient augmenter de 2,6% en 2021, à 553 milliards de dollars, puis de 2,2% en 2022, à 565 milliards.

Malgré les avancées significatives de la plupart des pays à revenu élevé sur le front de la vaccination, le niveau d’infections au coronavirus reste élevé dans plusieurs grandes économies en développement, laissant planer une certaine incertitude concernant l’évolution des transferts de fonds.

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