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L’économie circulaire et bleue au cœur d’une rencontre à Ouarzazate

Une rencontre ayant pour thème « l’économie circulaire et bleue » a été organisée, mardi à Ouarzazate, par le Centre Régional d’Investissement (CRI) Drâa-Tafilalet, en collaboration avec Enabel (Agence belge de développement), l’ANDZOA (Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier) et la fondation ZERI (Zero Emissions Research and Initiatives).

Cet atelier, qui a porté sur des questions d’actualité sur les plans économique et entrepreneurial, a été animé par l’entrepreneur belge et expert international en entrepreneuriat et développement durable, Gunter Pauli.

L’objectif de cette rencontre, organisée en partenariat avec la wilaya de la région de Drâa-Tafilalet, est de promouvoir l’échange des expériences et des connaissances avec les institutions et les acteurs intéressés par l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes, ainsi que le renforcement des compétences des responsables des plateformes des jeunes au niveau des cinq provinces de la région.

Il s’agit aussi d’inspirer les acteurs du secteur entrepreneurial et les jeunes entrepreneurs et de susciter leur intérêt à élaborer des projets basés sur les innovations et le développement durable, ainsi que de promouvoir les opportunités offertes par les zones oasiennes aux jeunes, surtout à travers la valorisation des potentialités de ces zones et l’introduction de nouveaux métiers et services à forte rentabilité économique.

Intervenant à cette occasion, le directeur général du CRI Drâa-Tafilalet, Allal El Baz, a souligné que le thème retenu pour cet atelier est d’une grande actualité, d’autant plus que le Maroc est engagé dans plusieurs chantiers d’envergure lancés sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, comme le programme de relance économique post-Covid-19, la stratégie Génération Green où la troisième phase de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).

Il a précisé que l’entreprise est au cœur du programme de relance économique post-Covid-19, à travers l’injection de 120 milliards de Dirhams dans l’économie nationale, relevant l’importance de la création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, de la généralisation de la couverture sociale et de la réforme du secteur public.

El Baz a rappelé que la région de Drâa-Tafilalet a de grandes potentialités à exploiter, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l’industrie cinématographique et minière et l’artisanat, relevant que le CRI Drâa-Tafilalet œuvre pour donner un nouvel élan à la dynamique économique de la région et le renforcement de son attractivité territoriale, à travers notamment son travail en tant que guichet dédié aux investissements.

Pour sa part, M. Pauli, qui a accompagné plus de 200 projets innovants à travers le monde au cours des 20 dernières années, a plaidé pour un changement des mentalités et méthodes de travail, en accordant l’intérêt qu’il faut à la nature et à ses potentialités qui peuvent être exploitées dans le cadre d’une économie circulaire.

L’auteur du livre « The Blue Economy », traduit dans près de 50 langues, a relevé que l’économie circulaire offre de grandes opportunités d’investissements à saisir, tout en préservant l’environnement, notant que la région de Drâa-Tafilalet possède des potentialités naturelles et humaines favorisant l’émergence d’un cadre propice à ce type d’économie.

L’expert belge a partagé avec l’assistance des expériences réussies qu’il a accompagnées ces de 20 derniers années dans plusieurs pays du monde, dont une ferme en Australie spécialisée dans la culture des tomates, à travers la transformation de l’eau de mer et la lumière du soleil en énergie, la valorisation des déchets des abattoirs en Afrique du Sud ou la production de papier avec de la poussière de pierre sans recours à l’eau et aux arbres.

Le secrétaire général de la préfecture de la province de Ouarzazate, Aziz Rahine, s’est félicité de l’organisation de cette rencontre et du choix de sa thématique illustrant l’une des préoccupations du Maroc qui œuvre pour l’élaboration d’un nouveau modèle économique plaçant le citoyen au cœur des stratégies de développement.

Rachid El Hini, de l’Agence belge de développement, a rappelé les efforts déployés par cette institution en faveur du développement des zones oasiennes au Maroc tout au long des 20 dernières années, à travers plusieurs projets menés avec différentes institutions étatiques.

Abdelaziz Azizi, délégué de l’ANDZOA à Ouarzazate, a estimé que l’emploi des jeunes et le développement de l’entrepreneuriat figurent parmi les grands défis à relever, notant que l’agriculture constitue un secteur stratégique pour le Maroc.

 

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