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M’diq-Fnideq.. Voilà comment le Maroc soutient les femmes vivant de la contrebande vivrière

Le coup d’envoi effectif du troisième programme de soutien des femmes en situation difficile, qui s’adonnaient auparavant à la « contrebande vivrière » dans la préfecture de M’diq-Fnideq (2021-2022), a été donné mercredi 10 mars à Fnideq.

Lors d’une cérémonie tenue à la Maison de la Culture à Fnideq, quelque 28 filles et femmes qui se livraient auparavant à la « contrebande vivrière » ont reçu des chèques pour financer leurs propres projets, a indiqué un communiqué de l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN), notant que cette « initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés au niveau de la préfecture M’diq-Fnideq pour parvenir au décollage économique au profit de la population locale ».

La même source a précisé qu’il s’agit du premier groupe de bénéficiaires du troisième programme de soutien des femmes en situation difficile, qui s’adonnaient auparavant à la « contrebande vivrière » pour la période 2021-2022, dans la mesure où cette subvention permettra aux bénéficiaires de créer leurs petites entreprises et d’acquérir les équipements et les fournitures nécessaires à cet effet.

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre de la mise en oeuvre du troisième axe du programme intégré de développement économique et social de la préfecture de M’diq-Fnideq et la province de Tétouan, et des quatre programmes lancés la semaine dernière lors d’une rencontre de communication avec les habitants de la préfecture, en vue de déployer des opportunités alternatives d’emploi, et de soutenir et accompagner les jeunes porteurs de projets, ainsi que les coopératives de production et de services, les artisans et les femmes qui travaillaient auparavant dans la « contrebande vivrière », a fait savoir le communiqué. Ces quatre programmes ciblent toutes les franges de la société, à même de contribuer efficacement à la réalisation du développement souhaité à la préfecture de M’diq-Fnideq et de surmonter la crise liée aux conséquences de la pandémie de la Covid-19 et à l’arrêt des activités de « contrebande vivrière ». Ainsi, trois plateformes ont été ouvertes, depuis lundi dernier, au niveau des quartiers El Marja, Sidi Boughaba et Azfa, afin d’accueillir et écouter les personnes touchées, ainsi que les accompagner dans le dépôt de leurs dossiers.

Dans une déclaration à la MAP, la coordinatrice régionale de l’Entraide nationale, Zineb Ouelhajen, a souligné que ce financement, qui s’inscrit dans le cadre du programme « Régions émergentes », a profité à un ensemble de projets qui ont été approuvés par le comité chargé de l’étude des projets à la ville de Fnideq, précisant que ces projets concernent plusieurs secteurs, dont la couture, la pâtisserie et les services.

Elle a relevé que le travail des services de l’Entraide nationale, de l’Agence de développement social (ADS) et de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) commence par l’accueil des femmes touchées, en les aidant à préparer leurs dossiers, jusqu’à l’accompagnement post-création d’entreprise pour assurer la réussite de ces projets.

Pour sa part, le directeur général des services au Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, El Hanin Taher, a indiqué que le programme « Régions émergentes » fait l’objet d’une convention de partenariat entre le Conseil de la région et le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, pour renforcer la qualification et l’autonomisation économique des femmes, soulignant que les 28 premiers projets financés dans le cadre de ce programme, lancé à Fnideq, ont nécessité une enveloppe budgétaire d’environ un million de dirhams (MDH). Il convient de noter que le troisième programme de soutien des femmes en situation difficile, qui s’adonnaient auparavant à la « contrebande vivrière » à la préfecture de M’diq-Fnideq (2021-2022) vise à financer et réaliser 450 projets d’un coût global de 9 MDH, qui seront mobilisés dans le cadre d’un partenariat entre l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Conseil de la préfecture de M’diq-Fnideq et l’Association de l’Union nationale des femmes du Maroc, section de M’diq-Fnideq.

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