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Sucre… Tenue de la 4e Conférence internationale à Casablanca

Les travaux de la quatrième édition de la Conférence internationale du sucre (CIS) Maroc se sont déroulés, mercredi à Casablanca, en format semi-digital, sous le thème «Secteur sucrier mondial : Quels chemins de croissance ?».

Organisée par l’Association Professionnelle sucrière (APS) et l’Organisation internationale du Sucre (OIS), cette rencontre a été l’occasion pour d’éminents intervenants et experts régionaux et internationaux de décortiquer toute l’actualité liée à la filière sucrière, mais aussi de revenir sur les perspectives et les enjeux du marché.

Plate-forme de rencontres et d’échanges qui couvre toute la chaîne de valeur de la filière sur le plan mondial, la CIS s’est imposée comme un évènement incontournable pour l’ensemble de la région et pour le marché sucrier, en offrant un cadre privilégié qui favorise fortement le dialogue et le partage d’expériences entre professionnels.

En raison de la situation sanitaire, l’édition de cette année est organisée selon un format hybride, avec 50 personnes dont des partenaires clés invités en présentiel sur un plateau TV, avec une retransmission en direct sous forme de webinaire.

A cette occasion, le Président de l’Association Professionnelle Sucrière «APS», Mohammed Fikrat, a souligné que la pandémie de Covid-19 représente un challenge pour les opérateurs de la filière sucrière, notant que des experts nationaux et internationaux se penchent sur cette thématique, outre les enjeux et défis relatifs à l’Eau pour ce secteur au Maroc.

Il s’agit également, selon M. Fikrat, de mettre en lumière le rôle du secteur agricole et, en particulier, la filière sucrière tant sur le plan de la sécurité alimentaire que le développement socioéconomique des régions.

Et d’ajouter que le secteur national du sucre concerne 80.000 agriculteurs sur 5 régions, faisant observer que les planteurs de canne à sucre et betterave sont également des producteurs dans d’autres filières agricoles, d’où l’importance de l’activité sucrière qui constitue la colonne vertébrale dans les cinq régions qui abritent la culture de canne à sucre et de betterave.

Pour sa part, Driss Radi, président de l’Association des Producteurs des Plantes sucrières du Gharb (APPSG), a souligné que la canne à sucre et la betterave sont parmi les cultures privilégiées par les agriculteurs eu égard à leur rentabilité et rendement, notant qu’il s’agit d’un important levier socioéconomique vu le nombre de familles qui exercent dans cette culture.

La productivité des plantes sucrières a progressé au cours de la dernière décennie grâce au suivi des industriels, s’est-il réjoui, appelant à soutenir la croissance de l’industrie de cette matière essentielle.

De son côté, Abdelkader Kandil, Président de l’Union Nationale des Producteurs des Plantes sucrières du Maroc «UNAPPSM» et président de l’Association des Producteurs de Betterave Doukkala-Abda «APBDA», a mis en avant l’importance de la CIS pour les agriculteurs grâce à la présence des experts et des intervenants de renom, rappelant que la Région de Doukkala est parmi les principaux producteurs de betterave.

La culture des plantes sucrières jouit d’un suivi rigoureux du monde industriel, en matière de processus, productivité et automatisation, a-t-il poursuivi, notant que la raréfaction des ressources en eau est l’un des principaux défis auxquels fait face cette culture.

Rendez-vous biannuel pour tous les principaux acteurs mondiaux du secteur sucrier depuis 2015, cette rencontre permet d’échanger sur les enjeux stratégiques du secteur sucrier, notamment, l’impact du nouveau coronavirus sur le marché du sucre, les défis liés à l’eau, les chemins de diversification et les enjeux de l’innovation et de la recherche et développement (R&D).

Répondant aux standards les plus exigeants en la matière, la filière sucrière revêt une importance stratégique au Maroc. Ce secteur clé contribue non seulement à la sécurité alimentaire du Royaume, mais il joue également un rôle moteur en matière de création d’emplois et de pôles de développement régionaux.

La filière génère près de 5.000 emplois permanents directs et indirects et garantit des revenus réguliers à 80.000 partenaires agriculteurs de betterave et de canne à sucre. La filière sucrière marocaine est profondément engagée dans une démarche d’accompagnement des territoires à travers la création de pôles économiques axés autour des sucreries, mais aussi à travers l’encouragement à la création de sociétés prestataires et la mise en place d’infrastructures de commodité.

Membre depuis 2007 de l’OIS, le Maroc a été élu président de l’organisation en 2010. Le Royaume est également membre du comité exécutif de l’Association Mondiale des Producteurs de Betterave et de Canne à Sucre (AMPBCS), de l’Institut International de la Recherche Betteravière (IIRB) et de l’Association Française de la Canne à Sucre (AFCAS).

JournalEco

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